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Les pretres ouvriers

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Voilà cinquante ans, le pape Pie XII décidait de mettre un terme à l’expérience des P.O., ces prêtres-ouvriers immergés dans le monde du travail de l’après-guerre. « Trop dans les ateliers, pas assez près des paroissiens ! ». Tel est le constat qui gouverne alors la décision du Saint Siège.

Mais les P.O. ne peuvent faire autrement que de vivre pleinement leur condition de « travailleurs ». En travaillant de leurs mains, ils ont fait le premier pas, un second en s’affiliant aux organisations syndicales, et notamment à la CGT.

Très actifs ils se déploient sur tous les fronts notamment lors des grandes grèves de 1947. Les médias de l’époque ne sont pas longs à braquer leurs projecteurs sur ces prêtres sans soutane qui défilent bras dessus bras dessous avec les communistes français au sein du Mouvement de la paix.
En 1954 lors de l’interdiction du Vatican les PO sont déjà « allés trop loin ». Plus de la moitié ne se soumettra pas à l’ordre de la hiérarchie, et quittera l’église pour faire honneur à l’engagement pris vis-à-vis de leurs camarades.

Les témoignages croisés des survivants de cette aventure retracent l’histoire du mouvement mais pas seulement... car derrière le mouvement il y a des hommes exceptionnels, prêtres-ouvriers « soumis » ou « insoumis »...
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